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Le cannabis a une incidence sur le fonctionnement de l’œil : les chercheurs du programme CAUSA MAP le mettent en évidence pour la première fois au monde

Le fonctionnement de la rétine est fortement perturbé par l’usage du cannabis : c’est la conclusion de l’étude menée par des chercheurs du CHRU de Nancy et du Centre Psychothérapique de Nancy, le Pr Raymund Schwan et les Drs Vincent Laprévote et Thomas Schwitzer, publiée ce 8 décembre 2016 dans le journal scientifique américain réputé, JAMA Ophtalmology.

L’étude fait partie de CAUSA MAP, vaste programme de recherche initié et dirigé par l’équipe de Nancy, qui fédère des centres de Strasbourg et de Paris, et financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les conduites addictives (MILDECA).

Cette étude est dite « préliminaire », parce qu’elle porte sur une partie des volontaires de CAUSA MAP, mais son résultat est jugé suffisamment innovant et important pour être publié avant la fin du recrutement des volontaires qui se poursuit actuellement.

Elle a été menée auprès de 52 volontaires (28 usagers réguliers de cannabis et 24 non exposés) à partir de la mesure des courants électriques des cellules nerveuses de la rétine grâce à un électrorétinogramme. Cet examen, réalisé soit en neurophysiologie clinique ou en ophtalmologie, permet de diagnostiquer certaines anomalies de la rétine.

Cette recherche, qui n’avait encore jamais été menée sur l'être humain, montre scientifiquement que les yeux d’un consommateur régulier de cannabis ont un important retard dans leur réponse à un signal lumineux. Ce résultat est interprété comme une altération dans la communication entre les cellules nerveuses de la rétine sous l'influence du cannabis. Une démonstration qui ouvre de nombreuses perspectives, puisque la vision est impliquée dans les actes de la vie quotidienne, et en particulier, dans la conduite automobile.

Les équipes de recherche nancéiennes entendent poursuivre leurs explorations pour estimer les conséquences de ce retard rétinien sur l'ensemble de la fonction visuelle.

Ce sont les cellules ganglionnaires de la rétine qui ont été explorées car leur fonctionnement est très proche de celui des neurones du cerveau humain et elles sont plus faciles à étudier.

Concrètement, les volontaires, ont répondu à des questionnaires de santé et de consommation de substance, passé un examen urinaire, des tests de mémoire et d’attention, puis des tests visuels par électrorétinogramme et d’autres par électroencéphalogramme pour mesurer l’activité du cerveau.

Les usagers réguliers de cannabis participant à cette étude fumaient au moins 7 joints par semaine et ont été recrutés, tout comme les volontaires non exposés, par un appel presse et affichage. Des conseils pour arrêter de fumer ont été systématiquement proposés à tous les participants.

Présentation de l’étude

La recherche CAUSA MAP

Dans le projet CAUSA MAP, la vision constitue une porte d’entrée pour l’étude du cerveau. Cette recherche permettra d’accroître les connaissances sur l’impact de l’usage de cannabis sur le cerveau humain au travers de la vision, une fonction impliquée dans la conduite automobile et les accidents de la voie publique.

Le projet CAUSA MAP comparera la vision de personnes qui fument du cannabis, celle de personnes qui fument du tabac et celle de personnes ne fumant ni tabac, ni cannabis. Dans un premier temps, les participants se verront soumettre une série de questions sur leurs consommations et leur santé, ainsi que des tests évaluant leurs capacités d’attention et de concentration. Puis, ils passeront un électrorétinogramme, qui est un examen mesurant l’activité électrique de l’œil lorsqu’un signal lumineux lui est envoyé. Enfin, ces personnes participant à la recherche passeront différents tests visuels pendant lesquels l’activité électrique de leur cerveau sera mesurée par un système indolore et insensible d’électroencéphalogramme. Cet examen permettra de connaître le fonctionnement de différentes parties du cerveau impliquées dans ces tests. Les volontaires qui l’acceptent pourront également se voir prélever de la salive, afin d’effectuer une analyse génétique des marqueurs de consommations à risques de cannabis.

L’ensemble de ces étapes de recherche durera deux demi-journées pour chaque volontaire.

Appel à volontaires

Appel à volontaires

Le CHU de Nancy vous propose, de participer à la recherche CAUSA MAP consacrée à l’étude de la vision chez les usagers de cannabis.

Si vous êtes majeur,

Et si vous consommez du cannabis au moins 7 fois par semaine

Ou si vous consommez régulièrement du tabac depuis plus d’un an et ne consommez pas de cannabis

Ou si vous ne consommez jamais ni cannabis ni tabac

La recherche a besoin de vous pour avancer.

Ecrivez nous à l’adresse e-mail suivante :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou appelez le 03 83 15 53 08


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Les partenaires

Les partenaires

La recherche CAUSA MAP est soutenue financièrement par :

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L’Agence Nationale de la Recherche


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La Mission Interministérielle de lutte contre les Drogues et Toxicomanies

 

Les partenaires scientifiques de l’étude CAUSA MAP sont :

- Le Centre d’Investigation Clinique Plurithématique du CHU de Nancy (CIC-INSERM 9501) (Dr Vincent Laprévote et Pr Raymund Schwan)

- L’équipe ESPACE du Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN) CNRS UMR 7039 (Pr Louis Maillard, Pr Valérie Louis-Dorr)


- L’unité INSERM U 1114 Neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie, Unveristé de Strasbourg et Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (Dr Anne Giersch, Dr Laurence Lalanne)


- Le laboratoire INTERPSY (EA 4432) de l’Université de Lorraine (Mme Stéphanie Caharel, Pr Joëlle Lighezzolo-Alnot)


- Pr Sébastien Montel de l’Université Paris VIII


- L’équipe Vulnérabilité aux troubles psychiatriques et addictifs du Centre de Psychiatrie et Neurosciences, INSERM UMR 894, Paris (Pr Philip Gorwood et Dr Nicolas Ramoz)


- Le service d’Ophtalmologie du CHU de Nancy (Pr Karine Angioi)


- Le service d’Ophtalmologie de l’Hôpital Necker –Paris (Dr Isabelle Ingster Moati)